Catégories

Parlez de Cactus*

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Publicité

Mercredi 21 décembre 2005

 

   Cette affiche est disponible sur notre site (cliquez ici) pour être imprimée, publiée, diffusée et relayée par tous ceux et toutes celles qui partagent nos constats et nos craintes : la guerre menée aux étrangèrEs et la dérive du Ministre de l’Intérieur vers un discours et une politique d’extrême droite toujours plus affirmée. Alors que cette fin d’année est le théâtre d’une accélération de cette politique raciste, et que nous nous attendons au pire pour le projet de loi sur l’immigration actuellement en préparation, nous nous devons de réagir et de faire réagir.

  Pour nous sans-papiers et étrangers malades du sida, l’urgence est de combattre la politique de Sarkozy qui, par des dispositions réglementaires, voire des pratiques illégales, met nos vies en dangers : organisation de véritables rafles, augmentation des expulsions y compris de malades étrangèrEs, démantèlement de l’Aide Médicale de l’État [AME] (seul dispositif d’accès aux soins des sans-papièrEs), et remise en cause du séjour de plein droit notamment pour raisons médicales. Il y a quelques jours nous organisions un die-in devant le ministère de l’Intérieur pour dénoncer ces pratiques et rendre visibles les morts qu’elles engendrent. Aujourd’hui nous continuons notre action par cette affiche et nous ne cesserons de nous mobiliser avant d’obtenir satisfaction à nos exigences.

Cet homme, avec le parti qu’il dirige et entraîne vers le pire, est dangereux.

Par ACT UP - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 17 décembre 2005
Il faut bien de l’audace, et bien du mépris pour les peuples qui ont été victimes de la colonisation, pour oser prétendre que les décennies d’oppression que le colonialisme français a fait régner sur onze millions de kilomètres carrés et près de cinquante millions de personnes auraient, finalement, eu un «rôle positif».

C’est au prix d’atrocités, de massacres, de destructions sans nombre, que le colonialisme a pu établir sa loi sur d’immenses territoires. Mais son intrusion a également été violente sur le plan économique, modifiant profondément les économies des pays colonisés et les restructurant exclusivement en fonction des intérêts de la bourgeoisie française.

Loin de favoriser la naissance d’une industrie locale et l’équipement en infrastructures utiles à la population de régions encore dépourvues de voies de communication, les routes, les ponts, les voies de chemin de fer installés par les autorités coloniales étaient d’abord conçus pour faciliter l’exercice de leur domination. En particulier, ils devaient assurer l’acheminement vers la métropole ou le marché mondial, via les ports, des produits du pillage ou de l’exploitation locale: sève d’hévéas, arachide, minerais...

Travail forcé

C’est grâce au travail forcé de centaines de milliers d’hommes que ces installations étaient réalisées, telle la ligne de chemin de fer dite Congo-Océan, qui relia Brazzaville à Pointe-Noire au prix de la vie de 20000 paysans déportés depuis l’Oubangui-Chari, aujourd’hui en République Centrafricaine.

Cet esclavage d’un nouveau genre remplaçait celui qui avait été officiellement aboli dans les colonies depuis 1848, d’autant plus que s’y ajoutaient çà et là d’autres formes d’exploitation, des corvées, comme le «portage» à dos d’homme. En Afrique noire française, par exemple, les populations devaient fournir, en 1925, 12 à 15 jours par an de travail gratuit pour cette tâche; à Madagascar, c’était cinquante jours de «prestations de corvée» que devaient chaque année, gratuitement, les hommes de 16 à 60 ans. Le journaliste Albert Londres, scandalisé, parla à propos du travail forcé de l’invention du «moteur à bananes»! En Afrique noire française, les autorités eurent l’idée, à la fin de la décennie 1880, de regrouper les esclaves libérés dans des «villages de liberté», sous la domination d’un «chef de village» censé détenir «les fonctions d’un chef de captifs chez un propriétaire ordinaire». Selon un rapport de l’époque, ces «villages» ont servi à «fournir à l’administration une main-d’œuvre docile, bon marché, dans un pays où elle était introuvable».

Pour la majorité des populations «conquises», la colonisation fut loin de signifier un progrès du niveau de vie. En un siècle et demi de colonisation, affirme un historien économique contemporain, le rapport du niveau de vie moyen des Européens à celui des populations colonisées a chuté de 1,5 contre 1 à 5,2 contre 1. La malnutrition, parfois la famine, était le résultat direct de l’expropriation de millions de petits paysans et de la privatisation, au profit de grands propriétaires colons, des forêts et pâtures. Une fois ruinée l’économie de subsistance qui régnait avant la conquête, les colonies devenaient les pourvoyeurs de produits agricoles exportés. En Indochine, la ration de riz par habitant diminua d’un tiers entre 1900 et 1930, cependant que la production était multipliée par quatre, pour le plus grand bénéfice des compagnies exportatrices.

Enseignement, hygiène: au compte-gouttes

L’école, celle de Jules Ferry -à l’époque occupé à vanter les mérites de l’aventure coloniale-, ne bénéficia guère plus aux peuples colonisés. Même reconnue comme «le meilleur des agents d’assimilation» selon un historien des années 1960, elle fut négligée, en Algérie, à cause de «l’effort financier qu’exigeait une organisation rationnelle de l’enseignement», d’autant plus que beaucoup d’Européens y voyaient aussi une menace pour leurs intérêts. En 1939, 90% des enfants «indigènes» n’étaient pas scolarisés, faute de crédits, et cette proportion se maintint jusqu’à la guerre d’indépendance. Concernant les fillettes, un écolier sur six seulement était une fille en 1939, taux qui avait doublé seulement au début des années 1950.

Quant à Madagascar, les gouverneurs s’y empressèrent, dès la fin du dix-neuvième siècle, de diminuer la durée de l’enseignement pour les jeunes Malgaches et de le professionnaliser; ainsi les jeunes «indigènes» ne furent plus acceptés dans les classes secondaires du lycée de Tananarive.

Hors du problème de l’école, le sort des femmes, on s’en doute, n’avait rien d’enviable dans les colonies françaises, encore moins qu’en métropole où tous les combats étaient encore à mener. Bien souvent se nouaient, entre les colonisateurs et les couches dominantes des pays colonisés, des alliances dont un des résultats était d’aggraver encore les conditions de vie des femmes. Le droit civil de la République s’effaçait bien souvent, pour autant qu’il constituât un progrès pour les femmes, devant le droit coutumier ou musulman, en matière de mariage, de répudiation, de succession...

Même l’apparition d’une médecine moderne, pendant une longue période, laissa les femmes de côté. En Afrique noire elles furent, au début du vingtième siècle, les oubliées des vagues de vaccination. Pendant le même temps, une politique de reproduction condamnait bien évidemment l’avortement et la contraception et incitait les hommes à faire des enfants, par l’instauration de primes pour familles nombreuses, au mépris le plus total de la santé et même de la vie des mères, parfois très jeunes, tandis que les programmes de formation de sages-femmes et d’infirmières étaient scandaleusement insuffisants. Les progrès de la vaccination et de l’hygiène étaient difficilement applicables dans les conditions de vie précaires des masses de pauvres urbanisés. La violence des guerres de conquête et les épisodes dits de «pacification», puis la propagation de maladies auparavant inconnues ou peu répandues et enfin l’exploitation des populations par le travail forcé des paysans dépouillés de leurs terres avaient entraîné des chutes démographiques vertigineuses. Ainsi, en Côte-d’Ivoire, la population diminua d’un million de personnes pendant l’épisode colonial, celle d’Algérie de 500000, celle des Kanaks de Nouvelle-Calédonie chuta de 70% pendant la deuxième moitié du dix-neuvième siècle.

Ce tableau s’ajoute à celui, révoltant, des massacres et pillages. Le colonialisme allait stériliser pour longtemps le développement économique propre de continents entiers.
Par Viviane LAFONT - Publié dans : Dossiers piquants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 11 décembre 2005
 C'est le constat qui a été fait par Duncun Pollard, directeur du programme forestier européen du WWF.
 Les principaux coupables sont les grandes firmes du secteur, Procter&Gamble et Kimberly Clark principalement, qui avec leurs marques kleenex ou Labell, encouragent à la destruction des forets.
 En effet la composition de leurs produits de la gamme papier ménager (papier WC, essuie tout, mouchoirs en papier), ne contiennent qu'un pourcentage infime de papier recyclé. Pire, une grande partie de la pate à papier utilisée provient de bois coupé dans des forets naturelles, parfois protégées (comme au Canada par exemple).
 
 Les complices, souvent involontaires car non-informés, sont tous les consommateurs de ces produits, et ils sont nombreux : chaque européen utilise en moyenne 13 kilos de papier ménager par an ...
 


 Pourtant il existe une solution durable à ce massacre : de nombreux produits en papier recyclé sont maintenant disponibles dans le commerce, et ce pour une qualité équivalente, et pour un prix souvent inferieur que les produits de ces marques "sales".
 


On peut trouver ces produits dans la plupart des hyper et supermarchés traditionnels, par exemple avec la marque "idées vertes" qui proposent du papier WC et de l'essuie tout produit à partir de 100% de fibres recyclées. Dans tout les magasins spécialisés en produits naturels on trouve de nombreuses références.

270 000 arbres par jour passent dans la poubelle ou dans les égouts. Les fabricants continueront à agir de la sorte tant qu'aucun réveil citoyen n'aura lieu. Cessons d'acheter ces produits, cessons d'encourager ce désastre écologique.
Par charLie - Publié dans : Dossiers piquants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus