Le protocole de Kyoto : une prise de conscience planétaire ?

Publié le par Ysa

En décembre 1997, 160 pays s’étaient réunis à Kyoto (Japon) pour discuter des mesures à prendre contre le réchauffement du climat mondial. Il aura fallu 8 ans de négociations, d’attente et de travail acharné pour mettre d’accord 140 États sur les résolutions à prendre. Pendant ces 8 ans, le plus grand défi a été de convaincre des pays fortement pollueurs de changer leurs habitudes et de lutter contre cette pollution. Pour de nombreux gouvernements, comme l’Inde, les Etats-Unis ou la Russie, diminuer leurs rejets de gaz polluants revenait à perdre de l’argent. Ils ont donc refusé.

 

Le Japon et l’Europe ont insisté et négocié pendant des années pour que les pays les plus pollueurs signent le traité de Kyoto et protègent mieux l’environnement.

Les Etats-Unis refusent encore aujourd’hui de signer. Mais l’Inde, la Chine et d’autres pays rejetant de grandes quantités de gaz à effet de serre ont finalement accepté l’accord. La Russie est la dernière à avoir signé le traité. Cet accord a enfin permis de valider le traité de Kyoto qui prévoit de réduire les rejets de gaz à effet de serre d’ici 2012 (voire après 2012 d’après la dernière conférence tenue à Montréal le 10/12/2005).

 

 A partir d’aujourd’hui, les pays qui ont signé s’engagent non seulement à limiter leur pollution mais aussi à mettre en place des techniques de production respectant l’environnement. Tout en sachant que ce protocole ne parle en aucun cas de l’émission de CO2 rejeté par tout ce qui est des transports maritimes et aériens ; ce qui semble être en total désaccord avec la volonté de ces pays membres, de faire diminuer les émissions de CO2.

A ce jour seuls quelques pays ont réussi à baisser leur taux de CO2 émis dans l’atmosphère : ces pays sont l’Allemagne, ce qui est du à la destruction des industries de l’ex-Allemagne de l’Est et la reconstruction de nouvelles industries répondant aux nouvelles normes contre la pollution. La Russie et le Royaume-Uni qui a pour volonté de rendre ses industries plus « propres ».

De plus les politiques de « développement durables » sont devenues incontournables, au moins dans le discours. En revanche, leur  mise en place est trop souvent modeste. Dans les pays développés, une attention nouvelle est portée aux questions d’environnement, grâce aux législations contraignantes et aux administrations qui veillent à leur application. Mais nous pouvons aussi dire que ces nouvelles législations sont plus une image à donner du pays qu’autre chose. En effet lorsque l’on voit des grands immeubles remplis de bureau construits en béton et en verre on se demande si ces législations ne sont pas de l’hypocrisie  plus qu’autre chose ??!!Le béton et le verre n’ont jamais isolé aucun bâtiment provoquant ainsi dans ces nouvelles constructions un surchauffage l’hiver et une forte climatisation l’été ceci entraînant forcement une consommation importante d’énergie et cette énergie utilisée jusqu’à preuve du contraire n’est pas dite « propre ».

 

La prise de conscience d’une grande partie des opinions publiques (surtout dans les pays riches) viennent se heurter aux égoïsmes nationaux et aux intérêts des grandes firmes. La non ratification du protocole de Kyoto (destiné à diminuer l’effet de serre) par les états qui polluent le plus comme les Etats-Unis d’Amérique est une illustration de ces conflits d’intérêts.

D’un autre côté ce protocole est aussi un moyen de s’enrichir pour certain pays dits pauvres qui bien entendu sont bien au dessous de la limite autorisée de dégagement de CO2 et peuvent ainsi vendre leur « reste de pollution » autorisé aux pays plus polluants…un pays pouvant par exemple rejeter 900 000to de CO2 par an et qui en réalité n’en rejette que 800 000to peut vendre ses 100 000to restantes à des pays très pollueurs comme la Chine, le Canada…Il né ainsi un véritable « commerce de l’émission de CO2 ».

 

Si l’on connaît depuis plus d’un siècle le mécanisme naturel de l’effet de serre, ce n’est que depuis trois décennies qu’on a commencé à envisager les effets de la révolution industrielle sur l’état de l’atmosphère terrestre, avec la mise en évidence d’une augmentation de la température moyenne de la Terre. Mais songer à réduire les effets de l’activité humaine sur le climat nécessite une prise de conscience planétaire que le protocole de Kyoto incarne. Pourtant une fois adopté par presque tous les états de la Terre, sa mise en place se heurte à de nombreux intérêts.  

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