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Lundi 19 septembre 2005
 Jaon Wang a 14 ans. Il travaille 16 heures par jour sans congé annuel, sans assurance. Sans aucune protection pour se protéger des produits toxiques avec lesquels il travaille, ses mains sont déformées.
  Lors des périodes de pointe, le temps
de travail hebdomadaire passe à 105 heures, et seul un dimanche sur deux est alloué pour le repos, le reste du temps les ouvriers doivent rester à l'usine, logés dans des dortoirs insalubres, des conditions d'hygiènes déplorables.

 L'entreprise qui l'emploie est Kingmaker Footwear dont le principal client est la firme Timberland. Dans cette entreprise les heures supplémentaires sont obligatoires, et des amendes viennent appauvrir le déjà maigre salaire des ouvriers. Les fiches de paye sont falsifiées par les managers, pour répondre aux exigences des multinationales clientes, mais celles ci savent très bien que ces rapports sont faux.

 Un mois de salaire est confisqué à chaque ouvrier, ainsi s'il décide de partir, il perdra son salaire. A chaque fin de mois, on soutire au salaire le prix du logement et de la nourriture, qui représentent 44% du salaire.



 En magasin, cette paire de chaussures est vendue 150 euros. Où va cet argent ? Certainement pas dans les poches de Jaon, qui ne sera payé que 45 centimes pour son travail. Rien qu'en chine, plusieurs millions de personnes, majoritairement des femmes et des jeunes, sont obligés de "travailler" ainsi pour survivre.

 Hu Jintao, le président de la République Poulaire de Chine et du parti communiste chinois accueuille à bras grand ouverts et ecourage toutes les entreprises à investir dans son pays, comme le titre le quotidien China daily : "You come, you profit, we
all prosper" soit "Vous venez, vous faîtes du profit, nous prosperons tous". Reste à savoir qui est inclu dans le "tous"...



 En 2004, la revue Forbes a félicité la firme Timberland en lui décernant le prix de "la meilleure entreprise de l'année pour les relations humaines".

 Que de tels abus aient eut lieu dans l'histoire est déjà inadmissible, mais qu'ils se perpetuent aujourd'hui encore, grâce à la complicité de dirigeants avides de profits, et de médias contrôlés qui refusent de montrer cette réalité est vraiment honteux.
 Des associations travaillent à améliorer les conditions de travail des ouvriers, mais comme on l'a vu les rapports sont traffiqués, les patrons trouvent toujours un moyen de contourner les règles imposées.
 Aucune décision stricte n'est prise par les instances mondiales, seules capables de prendre des mesures globales et d'imposer des contraintes fortes aux multinationnales qui seraient obligées d'obéir.

 Un moyen efficace est le boycott de toutes ces marques, ainsi qu'une multiplication des campagnes visant à parler, montrer ce qu'il se passe dans ces usines d'où sortent toutes les dernières chaussures à la mode.


Sources article : http://www.chinalaborwatch.org/en/web/article.php?article_id=50234
http://www.repubblica.it/2005/e/sezioni/economia/nostrolusso/nostrolusso
/nostrolusso.html
Par charLie
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Mardi 20 septembre 2005
 Certes ces personnes occupent des postes à hautes responsabilités, ils ont beaucoup de boulot et doivent payer beaucoup d'impôts (sauf s'ils ont déménagé dans un paradis fiscal), mais les salaires qu'ils touchent sont vraiment extravagants et non justifiés :


 A ces sommes incroyables il faut ajouter les avantages en nature payés par l'entreprise comme le logement de fonction (du genre villa comprenant plusieurs dizaines de pièces) le véhicule (sans doute pas une smart) ou les vacances (à l'autre bout du monde si possible). Les plus values réalisées par les opérations boursières (vente de stock-options par exemple) ne sont pas non plus incluses dans ces salaires.

En 2005, les 200 personnes les plus riches du monde possèdent autant que les 2 milliards 300 millions les plus pauvres.

 Vu les salaires que s'occtroient ces patrons ce n'est pas prêt de changer de si tôt, leurs décendants pourront continuer à vivre tranquillement.



Source article :
 http://www.inegalites.fr/
Par charLie
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Jeudi 22 septembre 2005
« Que faire des déchets ménagers ? » se demandent les participants des huitièmes assises des déchets qui se déroulent à La Baule.

Aujourd’hui, chaque Français jette 360 kg d’ordures par an, près d’un kilo par jour. Ce volume a fortement crû au cours des années 90. La hausse s’est depuis ralentie mais elle est persistante : « De 1 à 1,5% par an », précise Marc Cheverry, expert à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

L’essentiel de ces déchets, environ 80%, sont soit incinérés soit placés dans des décharges. « En 1993, 6% des ordures ménagères étaient triées en vue du recyclage, neuf ans plus tard on est passé à 12% » explique-t-on au ministère de l’Ecologie.

Précisant que chaque habitant a produit, en 2002, 290 kilos d’ordures incinérées ou mises en décharge, Nelly Olin, ministre de l’Ecologie, a souhaité que cette quantité soit ramenée à 250 kilos en 2010 et à 200 kilos dans dix ans.

Elle a souhaité, dans cette optique, qu’en 2006 la quantité de sacs en plastique distribués aux clients des grands magasins soit ramenée à environ 7,5 milliards, soit la moitié du volume utilisé en 2003.

Une dépêche Associated Press indique que Nelly Olin s’est également engagée à ce que 100.000 composteurs soient distribués chaque année pour permettre aux habitants de recycler eux-mêmes leurs déchets végétaux, réduisant d’autant la quantité des ordures traitées par la collectivité.

L’association de consommateurs UFC-Que choisir s’est exprimée, de son côté, pour juger positives ces intentions, mais a insisté sur le fait qu’il fallait aller plus loin. « Ce qui manque, estime François Carlier, spécialisé dans les questions environnementales pour l’association, c’est la responsabilité des producteurs. »

L’UFC demande ainsi que la contribution financière payée par les entreprises en fonction du volume de déchets émis soit nettement renforcée. « Ca ferait peut-être augmenter les prix de certains produits », reconnaît François Carlier, « mais le consommateur doit de toute façon se rendre compte qu’il paie une facture déchets de plus en plus importante ».

Source article : Citron-Vert

Par charLie
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